Présentation de la commune de

AWALA-YALIMAPO


AWALA-YALIMAPO, SOURIRE DE LA GUYANE
Située à l’extrême Nord-Ouest de la Guyane, au confluent des fleuves Mana et Maroni, la commune de Awala-Yalimapo constitue à la fois la plus petite commune (après les trois communes de l’île de Cayenne) et une des plus récentes (créée en décembre 1988) du département. Le territoire de la commune est issu d’un détachement d’une partie de celui de Mana
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Les Délégués du VII congrès de la Coordination des Organisations Indigènes du Bassin Amazonien
Les Chefs Coutumiers de Awala et de Yalimapo en compagnie de la Première Vice-Présidente de la Ré
gion

Implantée sur une superficie de 18740 hectares, la commune est constituée de trois villages ; Awala et Yalimapo situés sur la Route Départementale 22 (RD 22) distants de deux kilomètres environ, bourgs les plus importants et enfin Ayawande ou Coswine situé à l’intérieur du territoire communal, sur les rives de la crique Coswine.
La commune compte aujourd’hui environ 900 habitants. Sa population est essentiellement concentrée sur le premier cordon dunaire au niveau de Awala et Yalimapo. Elle est presque exclusivement amérindienne, de la communauté Kali’na.
Le territoire communal est géré par deux entités institutionnelles ; celle de la municipalité et celle des autorités coutumières. La communauté compte deux Chefs Coutumiers, un pour Awala, un pour Yalimapo.

Jean-Paul FEREIRA - Maire de Awala-Yalimapo


BREF HISTORIQUE
Au 19ème siècle, les sites des Hattes (actuellement Yalimapo) étaient occupés par les établissements pénitentiaires. Les habitants s’étaient alors regroupés dans les villages d’Apotili, situé sur la pointe Isère, de Panato sur les rives du Maroni et dans les marais de Coswine.
Vers 1946, les habitants viennent s’installer sur le premier cordon dunaire et créent le village de Awala. Plus tard en 1986, la guerre civile au Surinam conduit des familles Kali’na à émigrer, augmentant ainsi la population des villages de Ayawande et de Yalimapo.



UN RICHE PATRIMOINE CULTUREL


Omaganon - Cérémonie traditionnelle Amérindienne Kali'na - Awala-Yalimapo - Août 2005

Des activités traditionnelles et des savoirs faire sont à découvrir ; la poterie, la vannerie, la sculpture sur bois, la gravure sur calebasse, les cérémonies traditionnelles, la pêche, le travail de l’abattis et la transformation du manioc en cassave (galette de manioc), Kasili (boisson traditionnelle) et couac (farine de manioc) constituent quelques éléments de la richesse du patrimoine culturel de la commune.

Le Maire de Awala-Yalimapo offrant un présent à son homologue de Oiapoque au Brésil - Avril 2005

Berceau du mouvement politique et identitaire amérindien en Guyane, la commune de Awala-Yalimapo affiche une forte ambition culturelle et s’affirme aujourd’hui comme un des centres de la vie culturelle kali’na et non kali’na. D’ailleurs, elle entend aller plus loin dans cette voie en se donnant les moyens de rayonner plus largement dans l’espace guyanais en favorisant les rencontres et les échanges entre les cultures.

La Nuit de la Musique Amérindienne, le Festival Interculturel « Kiyapane », les Jeux Traditionnels Kali’na, l’exposition « Na’na Kali’na », la construction d’une médiathèque et d’une salle polyvalente sont des opérations phares réalisées depuis 2001 et qui témoignent de la volonté d’émancipation culturelle de cette jeune commune. L’ensemble de ces opérations s’inscrivant dans le concept et la philosophie du Centre des Arts et de la Culture Kali’na (CACK) imaginé et développé par la municipalité de Awala-Yalimapo.


Groupe Kali'na Esekematoko du Surinam - 2ème Festival Kiyapane de Awala-Yalimapo - Juillet 2005


UNE RICHESSE NATURELLE EXCEPTIONNELLE
Le territoire de la commune de Awala-Yalimapo présente aussi une grande richesse faunistique et une diversité de milieux remarquables. La commune est particulièrement connue pour son site exceptionnel qui accueille chaque année les tortues luth. Les plages de la commune représentent ainsi l’un des plus grands sites de ponte au monde de la tortue luth qui attire de nombreux visiteurs
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Ce territoire a également la particularité de présenter un réel intérêt écologique. De ce fait, diverses zones de protection couvrent en partie ou en totalité le territoire communal de Awala-Yalimapo :
- La Réserve Naturelle de l’Amana, d’une superficie de 14800 hectares, comprend une partie du territoire communal.
- Le Parc Naturel Régional de la Guyane couvre la totalité du territoire communal.
- La quasi totalité du territoire communal est répertorié et reconnu au titre de ZNIEFF (Zones Naturelles d’Intérêt Ecologique Floristique et Faunistique).
- Le Conservatoire du Littoral est propriétaire de zones sur les berges Sud de la Mana et sur la pointe Isère.
- La totalité du territoire communal est également inscrit sur la liste RAMSAR.



Présentation de la commune de

MANA

SON HISTOIRE
Mana : Une histoire riche en événements
L’arrivée de la soeur Javouhey au début du 19ème siècle qui fonde la congrégation de soeurs de Saint Joseph de Cluny (église, le presbytère et la résidence des sœurs). De nombreux bâtiments seront construit sous son autorité : école, maisons créoles.
Mana assiste à l’installation de la léproserie sur le domaine de l’Acarouany qui fermera ses portes en en 1976
A la fin des années 1890, l’activité aurifère va prendre le relais. En 1891, ce sont plus de 700 ouvriers qui travaillent sur les placers. Mana connaît alors un fort développement économique (commerce de vente et d’échange). Les orpailleurs payaient leur première nécessité en poudre d’or ou de pépites.
Mana comptaient près de 2400 habitants.
A noter aussi à Mana une activité liée à la présence du bagne à St Laurent, avec le secteur de la crique Charvein.
A partir de 1980, la commune connaît une grande vague d’immigration successive:
- Immigrations organisées dans le cadre des plans de développement (plan riz et plan vert) avec l’arrivée des hmongs sur le village de Javouhey , les européens et antillais…
La réactivation de la riziculture et l’arrivée des hmongs relance ainsi la vie économique de Mana.
- Mouvements de population dus aux difficultés économiques et politiques vécues par les habitants (Haïti, Surinam, Guyana)
L’afflux le plus important se produit après 1986 avec les bushinengues et amérindiens résidant au Surinam qui seront chassées par les conflits militaire au Surinam.
Des camps de réfugiés sont placés sur le territoire de mana sur les lieux de Charvein et de l’Acarouany.
En 1992, après la fermeture des camps, et malgré l’aide au retour au pays des immigrés, les PPDS( Personnes provisoirement déplacés du Surinam) décident de revenir et de s’installer de façon individuelle ou en famille le long des principaux axes de circulation construisant parfois de véritables petits villages dépourvus d’équipements.
Ces événements historiques ont conduit à une répartition très large de la population avec des pôles de peuplement très marqués et à une organisation sociale très diversifiée.
Le bourg de Mana présente un patrimoine d’une grande valeur architecturale, témoin d’une histoire et d’un passé encore fortement présents.


SA SITUATION GEOGRAPHIQUE
D’une superficie de 6 520 Km2, la commune de Mana est limitée au nord par l’océan atlantique, à l’ouest par les communes de Awala Yalimapo et St Laurent, à l’est par les communes d’Iracoubo et St Elie, au sud par la commune de Saul.
Cette commune littorale située au nord ouest du département est rattachée à l’arrondissement de St Laurent du Maroni.
Le bourg de Mana est distant d’environ 230 Km de Cayenne et 40 Km de St Laurent.
L’espace communal d’une largeur moyenne de 40 Km, pénètre de 140 Km à l’intérieur des terres.
La commune de Mana est membre de la CCOG.
Une répartition inégale sur le territoire.
L’essentiel des activités humaines se situe entre la bande littorale et la route nationale 1 sur une superficie estimée à 800 km2 soit à peine plus de 10 % du territoire communal.
Une implantation désordonnée des populations sur le territoire communal.
L’histoire mouvementée de la commune a conduit à la création de nouvelles unités de vie souvent dispersées sur le vaste territoire communal.

SA VIE QUOTIDIENNE
Le bourg de Mana et le village de Javouhey étaient les deux principaux pôles urbains de la commune. Le bourg de Mana correspond au site historique et regroupe l’essentiel des services, Javouhey est un village créé lors de l’implantation de la communauté hmong, il répond à une vocation essentiellement agricole.
Depuis 1988, un habitat se développe sans autorisation en dehors du bourg, de façon continue sur 100 Km, le long des axes de circulation de la RN1 et des CD8 et CD9.

SON BLASON


LES HMONGS
Les Hmongs du Laos furent les alliés des français durant la guerre contre les Japonais, puis durant la guerre d’Indochine. Ils prirent aussi les armes pendant la guerre du Vietnam, aux côtés des Américains pour la plupart d’entre eux. Après le départ des Américains, le Palhet Lao (Mouvement Nationaliste et pro-communiste laotien qui combattirent les forces gouvernementales, soutenues par les Américains) les prit donc pour cible.
15 à 20 000 morts parmi les Hmongs au Laos en 1975, 85 000 en fuite vers la Thaïlande à travers le Mékong, c’est là dans les camps qu’ils furent dispersés. La plupart immigrèrent aux Etats-Unis (35 000 en 1983) d’autres furent accueillis en France (environs 4 000 de la même date) et
1000 en Guyane, afin de fonder un village à vocation agricole.
Un premier groupe arriva en Guyane en 1977, composé d’environs 500 personnes. On les installa sur le site de Cacao, sur la rivière Comté. Un autre village, Javouhey, sur la commune de Mana à côté de l’ancienne léproserie de l’Accarouany, fut ouvert en 1979 avec un nombre d’habitants. Situé à 20 km de sa commune mère, Mana et à 20 km de la sous Préfecture (Saint-Laurent du Maroni), le village de Javouhey tient son nom de la fondatrice de mana, Anne marie Javouhey

POURQUOI LA GUYANE ?
La réponse est vague, ce qu’on peut dire, c’est qu’ils ont été installés par le C.N.E (Comité Nationale d’Entraide) en liaison avec le secours catholique, et sous l’impulsion de deux missionnaires Oblats de Marie qui après avoir vécu un certains nombres d’années dans les villages Hmongs sur les crêtes et ayant aussi appris leur langue se sont installés dans les villages de Guyane. Les Hmongs sont tous des agriculteurs selon les plans établis au moment de leur implantation. Chaque village est entouré par un défrichement, terrain loué à la municipalité et géré par une coopérative. Ils y pratiquent le maraîchage et un peu de riziculture.

LA CULTURE ET LA TRADITION
La société Hmong est très structurée et hiérarchisée, ils ont de tous temps été regroupés en village. Un village pour être équilibré et durable, doit comprendre au moins six clans d’égale représentation dans la population villageoise. Les hmongs du Laos sont répartis en 18 clans. En Guyane, on trouve à Javouhey 2 clans principaux et 4 de moindre importance numérique.
On trouve le chef du clan, tout de suite après se trouve le chef de famille. Le chef de famille n’est pas forcément le plus âgé, mais celui qui pour diverses raisons a les plus d’ascendant et peut avoir le plus d’influence vis-à-vis de l’extérieur. Le village est dirigé par un Conseil d’Ancien formé par les chefs des clans locaux et des chefs de familles importantes.
Le Conseil des Anciens a un réel pouvoir décisionnaire quand la règle d’équilibre est respectée dans la composition du village.
Village réputé pour ses terres fertiles, vous y ressentirez durant tout votre séjour une ambiance de marché et pourrez également visiter les champs agricoles de cette population très cultivatrice. Ces derniers ont su rapidement jouer un rôle économique non négligeable, notamment dans l’approvisionnement du pays en produits maraîchers de Guyane.
Avant d’arriver, vous découvrirez les vestiges de la Léproserie du village de l’Accarouany, porte d’accès de cette partie très touristique de la Guyane.
Vous serez également saluer tout au long du trajet par la population Noir Marron qui, par leur artisanat, vous offriront l’occasion de remporter des souvenirs inoubliables de votre riche et belle Guyane.

 

 


 
 
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